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Fiche Analyse : LES MARQUEURS DE L’HEPATITE C
Valeurs de référence Recherche d'anticorps : négatif
Recherche des ARN viraux : négatif
Délai de réponse Recherche d'anticorps : 1 J
Recherche des ARN viraux : 15 J
Type de tube à utiliser Recherche d'anticorps : S (serum)
Recherche des ARN viraux : M (tube mauve)
Tarification (Nbre de B) voir CONDITIONS DE REMBOURSEMENT DE LA PCR QUALITATIVE ET DE LA PCR QUANTITATIVE (CHARGE VIRALE ) POUR LES HÉPATITES B ET C
Définition - physiologie Le virus de l’hépatite C (HCV) est considéré comme responsable de la majorité des hépatites non-A non-B. La période d’incubation est de 5 à 10 semaines en moyenne mais peut être plus longue (4 mois).
La plupart des infections par HCV restent asymptomatiques, elles peuvent toutefois évoluer vers une hépatite chronique, une cirrhose (20% des cas), un carcinome hépatocellulaire.
Tests de dépistage :
Les tests immuno-enzymatiques révèlent la présence d’anticorps vis à vis d’un pannel d’épitopes de HCV. Test de validation Un test de dépistage d’anticorps anti-HCV peut être confirmé par un test de type immunoblot. Ce test sérologique permet d’observer la réaction sérologique vis à vis de chaque antigène du virus séparément et inclut également un contrôle de réaction non spécifique survenant dans le sérum de certains patients.

Recherche des ARN viraux
Le virus n’étant pas cultivable, ce sont les test de biologie moléculaire qui permettent de mettre en évidence les ARN circulants du virus. Plusieurs tests ont été développés : la RT-PCR ( réaction de polymérase en chaîne précédée d’un transcription inverse) ou l’ADN branché (branched DNA). En pratique pour le diagnostic, un test qualitatif est suffisant. Pour l’instauration et le suivi du traitement, il existe des versions quantitatives de ces tests ( Centres de Diagnostic Moléculaires ).
Prélèvement - Propriétés de l'échantillon Recherche d’anticorps : l’analyse est réalisée sur sérum, les sérums hémolysés ou lipémiques doivent être écartés. Recherche des ARN viraux : l'analyse est réalisée sur plasma prélevé sur EDTA (le tube doit être traité rapidement)
Intérêt clinique - Interprétation des résultats Test de dépistage : La présence d’anticorps anti HCV révèle soit des antécédents infectieux, soit un porteur du virus (et donc la possibilité de transmettre le virus). Le test de dépistage ne permet donc pas de faire la distinction entre une infection ancienne et récente, ni entre une infection chronique et une guérison.
Il convient donc de placer les résultats du test dans un contexte biologique (voir notamment transaminases) et clinique plus large.

Test de validation : L’absence de réactivité vis à vis des antigènes de l’hépatite C permet de conclure à une fausse réaction du test de dépistage. Par contre l’intensité de la réactivité et le schéma de réactivité du sérum permettent de confirmer la positivité du test de dépistage ou dans certains cas, de révéler un pattern de réactivité incomplet. Le test sera alors interprété comme indéterminé et un suivi sérologique sera demandé. En fonction de l’évolution du schéma de réactivité il est possible de conclure finalement soit à une fausse réaction, certaines étant plus fréquentes avec certaines protéines virales, soit à une sérologie suspecte et de compléter la mise au point par une recherche des ARN viraux (voir ci-dessous), soit à une séroconversion .

Recherche des ARN viraux : La détection des ARN viraux signe l’existence d’une infection active. On estime que 70 à 80% des patients infectés par le virus HCV restent des porteurs chroniques du virus.
La présence des ARN viraux est associée à la contagiosité. Chez un patient infecté chroniquement il peut y avoir des périodes ou le virus n’est pas détectable. Aussi l’établissement du diagnostic d’infection chronique demande un suivi permettant de démontrer la chronicité de l’infection. Les résultats seront corrélés avec les résultats des tests hépatiques et la mise au point nécessitera un bilan hépatique complet, un suivi à long terme incluant une biopsie hépatique, la possibilité d’un traitement,…

L’infection périnatale est peu fréquente (5 –10 % en Europe). Les anticorps maternels étant acquis passivement par l’enfant, le suivi des enfants de mères séropositives sera réalisés par la recherche régulière des ARN viraux.


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