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Fiche Analyse : ANTICORPS ANTI VIRUS DE LA RUBEOLE
Valeurs de référence
Absence d’immunité protectrice 0 - 4.9 U/mL
Immunité protectrice douteuse 5.0 - 10.0 U/mL
Immunité protectrice ≥ 10.0 U/mL
Délai de réponse 1 J
Type de tube à utiliser S
Tarification (Nbre de B) IgM : 300 B
IgG : 250 B chez la femme ; 3.7 € chez l'homme
Définition - physiologie Le virus de la rubéole est un virus à ARN faisant partie de la famille des Togaviridae. Son importance en clinique humaine est liée à sa capacité d’induire une infection congénitale grave. Cependant la vaccination est actuellement largement répandue et les infections en Europe sont devenues relativement rare. L’incubation de la maladie est de 1 à 3 semaines. Beaucoup d’infection sont asymptomatiques ou paucisymptomatiques, le rash est peu typique et le diagnostic clinique difficile. Les technique immunoenzymatiques et apparentées permettent la détermination des anticorps IgG et IgM spécifiques. En cas de primo-infection, le taux d'anticorps croît à partir des premiers jours de l'éruption pour atteindre un maximum 5 jours à 3 semaines plus tard. La vaccination entraîne aussi l’apparition d’IgG et d’IgM.
Prélèvement - Propriétés de l'échantillon L'analyse est réalisée sur sérum.
Intérêt clinique - Interprétation des résultats Une séroconversion des anticorps est une preuve de l’infection.
Avec les techniques actuelles, les IgM anti-rubéole sont habituellement positives pendant plusieurs mois. De plus des fausses réactions sont observées en cas de maladies auto-immunes et des réactions croisées en cas d’infections virales diverses sont décrites (parvovirus B19, varicelle, EBV, …).
A l’heure actuelle, étant donné le taux de protection important de la population, un test IgM positif sans évolution des IgG n’est généralement pas en relation avec une infection récente. Il est donc important de replacer ces résultats dans le contexte clinique.
Un test d’avidité des IgG serait une aide utile au diagnostic, mais il n’y a pas de test commercial disponible actuellement. En cas d'infection congénitale, l'enfant peut présenter des IgM anti-rubéole. Cette réponse lui est propre puisque les IgM ne traversent pas la barrière foeto-placentaire. Ces IgM persistent 2 mois et parfois beaucoup plus longtemps chez certains enfants. Par contre, l ‘absence d’IgM chez un enfant suspect d’infection congénitale ne permet pas d’exclure le diagnostic, certains enfants ayant une réponse immune de type IgM très fugace ou non détectable. Le diagnostic de l’infection congénitale est basé sur l’ensemble des données cliniques et biologiques y compris la recherche du virus par culture et par technique moléculaire.

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